Si la relance amiable n'a donné aucun résultat, l'étape suivante est la mise en demeure (en néerlandais : aanmaning ou ingebrekestelling). Il s'agit d'un courrier écrit, plus formel, qui place officiellement votre client en défaut de paiement.
Le droit néerlandais impose des règles précises, en particulier lorsque votre client est un particulier (consommateur) plutôt qu'une entreprise. Avant de pouvoir facturer des frais de recouvrement (incassokosten), vous êtes légalement tenu d'envoyer d'abord une mise en demeure qui :
- accorde un délai supplémentaire d'au moins 14 jours, à compter du jour où le client reçoit le courrier (et non du jour d'envoi)
- mentionne explicitement le montant encore dû
- indique clairement que, faute de paiement dans ce délai, des frais de recouvrement et des intérêts légaux de retard seront appliqués
Sans cette mention explicite du délai de 14 jours et des conséquences, vous ne pouvez pas légalement réclamer de frais de recouvrement à un consommateur, même si le paiement reste en retard.
Pour les transactions entre entreprises (B2B), la règle est différente : votre client est en principe automatiquement en défaut de paiement (van rechtswege in verzuim) dès l'expiration du délai de paiement convenu, sans qu'une mise en demeure soit strictement obligatoire. Il reste toutefois vivement conseillé d'en envoyer une : elle sert de preuve écrite en cas de litige ultérieur et incite souvent le client à régulariser rapidement. Vous trouverez un aperçu clair des obligations et droits des entrepreneurs aux Pays-Bas, y compris en matière de facturation et de recouvrement, sur le portail officiel business.gov.nl.
Une mise en demeure complète mentionne toujours : le numéro et la date de la facture d'origine, le montant dû, le nouveau délai précis (date exacte), la mention des intérêts et frais de recouvrement à venir, ainsi que la date et votre signature.